Retour sur The Seasons à Montréal en Lumière

By February 25, 2016 No Comments

Le groupes de Beauport, The Seasons était de passage à l'Astral dans le cadre d'un spectacle présenté par le festival Montréal en Lumière. Retour sur l'évènement par notre collaboratrice Noémie.

Quatre mélomanes Beauportois se sont rassemblés en 2011 pour créer The Seasons. C’est une histoire classique qui prit forme dans le sous-sol de la maison des parents et c’est le bouche-à-oreille qui se chargea du reste et qui répandit la bonne nouvelle : un nouveau son était né. C’est d’ailleurs par l’entremise d’une cousine d’un membre du groupe que j’ai pu découvrir cette petite merveille faite icitte.

Festival Montréal en Lumières me permit de les voir briller à nouveau, à l’Astral cette fois-ci, et de les voir nous en mettre plein les oreilles avec une vaillance, une réussite inégalée. Coupes de cheveux et styles à la Breakfast Club, ils entamèrent avec « Kitsch Trick » que je reconnus en premier, celle qui vaudra d’ailleurs un lancement sur les radios françaises en 2015. Il va sans dire que malgré le bas âge des membres du groupe, ces derniers semblent utiliser chaque note comme contre-effet. On remarque toutefois un léger trac malgré tout, vous savez, celui où regarder la foule directement dans les yeux ne vous est pas concevable, alors on y choisit le fond de la salle, sans déstabilisation. Peut-être pas encore sur les grands échelons pour réussir à complètement fermer les yeux.

S’enchaînèrent donc les classiques se retrouvant sur Pulp et même sur Velvet, dont « Apples » qui m’emballe avec ses charmants canons en consonance parfaite et qui cadrent bien avec votre prochain voyage en voiture. Puis, « Amy Downtown » et « IEIEO ». Le fait de ne pas avoir beaucoup de morceaux à leur actif a permis justement au band de couvrir amplement leurs meilleurs succès. Beatles, Simon & Garfunkel, Everly Brothers; c’est un gros bouquet de fleurs que l’on lance généralement à The Seasons à travers les critiques, mais on ne se trompe pas. Je les aurais bien vus dans une trame sonore des Aventuriers du Timbre Perdu.

Ce sont des chansons très courtes, mais qui permettent la non-monotonie et toujours de beaux textes, me laissant moi-même y accorder ma propre signification. « Copernicus » reste ma préférée, avec des significations sans lien, simplistes, mais qui valent quand même la peine d’être imaginées : « You see we’re always part of something bigger than ourselves/I need the sun I need the sun ». C’est léger, c’est frais, et ça ne concorde pas avec la monotonie hivernale qui vous attend à la sortie.

Imperméable, chemise western, keyboardiste à la parisienne : The Seasons nous présente une créativité sans pareille, également perceptible sur la pochette d’album que je trouve tout simplement ingénieuse.

Cette pop semi-acoustique saura vous faire patienter jusqu’au prochain album ou du moins jusqu’au printemps.

About Noémie Bond

Née à Québec, Noémie est maintenant une montréalaise de cœur. C'est avec passion qu'elle se dédie à temps partiel aux critiques musicales retrouvées sur le blogue de Shoeclack Radio.